Transparence salariale : la Belgique à la traîne
- il y a 4 jours
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Le 7 juin 2026 : c'est la date limite à laquelle la Belgique doit transposer la directive européenne sur la transparence salariale. Nous en sommes loin. Les négociations sont aujourd'hui à l'arrêt, après que la FEB a décidé de les suspendre et de plaider ouvertement pour une non-transposition de la directive. Une position aussi préoccupante qu'inacceptable.
Car pendant ce temps, les inégalités salariales restent bien réelles. L'écart atteint 10 % dans le secteur privé, grimpe jusqu'à 18 % dans certains secteurs, et se creuse encore davantage à la retraite, où il atteint 25 %. Des chiffres qui ne sont pas abstraits : derrière eux se cachent des carrières freinées, des temps partiels subis, un plafond de verre qui persiste, des discriminations qui s'accumulent. Moins de revenus, moins de droits, plus de précarité.
La transparence salariale est pourtant un levier essentiel pour s'attaquer à ces injustices. Elle permet de nommer les écarts, de les rendre visibles, et d'obliger les employeurs à s'en expliquer. C'est précisément pourquoi certains y résistent.
Rien dans les réponses du Ministre ne garantit à ce stade une transposition dans les délais. Le compte à rebours tourne.



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